Mais avant de connaître, d'aimer, d'adorer Irvine Welsh, j'ai découvert un film. On m'a un jour dit "'faut absolument que tu vois ce film, c'est mon préféré, tu vas adorer !" Alors impatiente de découvrir un nouveau film, & sans doute un peu plus gaie qu'à l'accoutumée grâce aux petits verres de vin dégustés juste avant, je sautille sur place & mon divin postérieur s'installe confortablement sur le canapé. Défile alors à l'écran, une histoire fichtrement tordue & lucide à base de drogues, d'amitié plus ou moins stable, & d'un regard réaliste & très dur sur la nouvelle génération écossaise, perdue dans un pays en pleine dépression économique. Tout cela rythmé à une cadence folle & mené par un Ewan McGregor absolument extraordinaire (d'ailleurs pour les fans de Grey's Anatomy, le Dr Hunt est aussi de la partie; un vrai junkie ! Si, si, si !) La légende de Trainspotting était enfin née dans mon myocarde.
     Le lendemain je me rue sur wikipédia -à chacun ses amis- histoire de faire des recherches sur les acteurs, le réalisateur... & puis je lis "adapté d'un roman du même nom, publié par Irvine Welsh en 1993." Alors je tape Irvine Welsh sur google -un autre ami fidèle- & découvre qu'il est écrivain & même qu'il a écrit une suite à Trainspotting. Porno. J'adore déjà. Le titre m'inspire (chassez-moi ces pensées obsènes de vos esprits, bande de petits pervers) & puis je suis tombée amoureuse de Mark Renton alors il me faut impérativement lire la suite de ses aventures, vous comprenez. Je veux, j'exige de lire cette suite & illico presto. Depuis j'ai enchaîné sur Ecstasy, Glu, Recettes intimes de Grands Chefs, & suis actuellement en train de dévorer Une Ordure.

     J'ai eu un peu de mal à me laisser entraîner par l'histoire de ce dernier roman. Ce que j'ai toujours aimé avec Seigneur Welsh est sa façon bien trash, vulgaire, lucide, de dépeindre une génération un peu perdue dans une Ecosse post-Thatcher quelque peu déprimée (déprimante ?), bien souvent au sein d'une bande, d'un groupe de junkies, plus ou moins amis. Entre fourberies & autres coups un brin foireux, les hommes d'Irvine Welsh finissent toujours par se retrouver autour d'une dizaine de pintes ou de quelques rails. Du sexe, de la drogue. Les deux thèmes que l'on retrouve à chaque fois sur fond social. Une Ordure est d'abord le récit d'un flic condescendant, vicieux, & sale. Dégueulasse serait sans doute le terme adéquat. Pourtant j'ai fini par m'attacher à ce personnage & à cette histoire qui m'a demandée un peu de temps avant d'y arriver. J'aime la plume grossière & en même temps fluide de Welsh. J'aime ses personnages torturés puis défigurés par la coke (essentiellement) & l'alcool. 
Bref, j'aime quoi. J'adore même.
Pour les curieuses/curieux, je vous conseille toutefois de ne pas commencer par Une Ordure, si vous souhaitez réellement apprendre à découvrir l'univers du Maître du Trash. Je songerais davantage à Ecstasy ou Glu, par exemple.

Sur ces belles & profondes paroles, je dois filer & remplir les bols de croquettes. Mes boules poilues à quatre pattes se fichent pas mal de mes coups de coeur...
(& puis comme j'ai bientôt terminé mon bouquin, si vous avez des petites choses à me conseiller je suis preneuse !)